En 2016, notre Région possède 1 322 éleveurs ovins et 246 996 brebis.

L’élevage ovin est essentiellement localisé dans les zones les plus difficiles : de montagne ou défavorisées (pratiquement 100% du cheptel). Il contribue donc au maintien de la vie sociale et à l’emploi dans des zones difficiles et participe de façon importante à la qualité et la diversité des paysages et donc à l’attrait touristique de nos campagnes. A noter que la Drôme et l’Ardèche concentrent 42% des éleveurs rhônalpins et 42% des brebis.

La variété des terroirs et des conditions de production a entraîné une grande diversité des types raciaux et des croisements pratiqués par les éleveurs. On trouve des races rustiques (BMC, Noire du Velay, Lacaune, Mérinos d’Arles, Préalpes du Sud) plutôt en zones montagnardes et sèches, des races prolifiques (Romanes, Grivette) plutôt dans les zones herbagères et fourragères intensives, et enfin, des races lourdes (Île de France, Charollais, Texel) plus utilisées dans les bassins herbagers ou de cultures céréalières. Les pratiques de croisement avec des béliers améliorateurs bouchers, partiel ou sur tout le troupeau, sont très fréquentes.

43% des éleveurs ovins ont plus de 50 ans et ils détiennent 55% des brebis. Notre production offre donc des opportunités de reprise d’exploitations déjà en place.

Parmi les éleveurs ovins :

  • 221 sont engagés dans le label rouge Agneau de l’adret
  • 170 sont certifiés BIO ce qui place notre Région au 2ème rang des Régions de France
  • 93 sont engagés dans la démarche CCP Engagement Qualité Carrefour
  • 30 sont engagés dans l’IPG et label rouge Agneau de Sisteron
  • 13 sont engagés dans le label rouge Tendr’Agneau

En Rhône-Alpes, l’organisation du marché repose sur quatre organisations de producteurs :

 

Elles apportent de nombreux services à leurs adhérents :

  • Une mise en commun des volumes de la production et des services (collecte, appui technique…)
  • Un engagement d’une partie de la production sous signe officiel de qualité,
  • Un encadrement technico-économique spécialisé,
  • Un approvisionnement des adhérents en agrofournitures et en reproducteurs qualifiés.

Chaque Organisation des Producteurs traite ensuite avec une société commerciale dont le rôle est de trouver le meilleur marché pour les agneaux en fonction de leur qualité (standard ou sous démarche de qualité). En 2016, 29% des éleveurs et 36% des brebis sont en filière organisée.

En parallèle de la filière organisée, il existe une filière de vente directe, en vif (à des bouchers, sur des marchés de bestiaux, Fête de l’Aïd…) ou en caissettes pour les particuliers (vente à la ferme, magasins de producteurs, marchés…).

Très présente dans le Sud Est, celle-ci dépend du potentiel de consommation mais aussi de l’existence de sites d’abattage. A cela s’ajoute, une augmentation de la consommation de viande d’agneau Halal, qui aujourd’hui, devient un débouché important.

Vingt et un abattoirs sont répartis sur toute la région et traitent des ovins, ceux de Corbas et d’Aubenas concentrent 56% des volumes abattus. La production de viande d’agneau rhônalpine est estimée à 3 584 tonnes. La consommation de viande ovine fraîche est estimée à environ 4,70 Kg/habitant soit environ 28 742 tonnes. Nous consommons donc huit fois plus que ce que nous produisons.

Pour en savoir plus…

Chiffres clés 2016 en Rhône-Alpes

Etude sur les circuits de commercialisations et les flux d’agneaux en Rhône-Alpes